A- FINALISTE No.3 - Les paniers culturels

A- FINALISTE No.3 - Les paniers culturels

Cette idée est venue de plusieurs constats. Il y a grande offre d'activités culturelles à Montréal mais toutes ne bénéficient pas du même rayonnement. J'ai souvent l'impression de voir les mêmes spectacles, concerts ou expositions mises en avant dans les médias. Si on ne fait pas l'effort de rechercher ce qui se fait ailleurs et de regarder au-delà des publicités dans le métro, on passe souvent à côté de l'offre culturelle locale, proposée par des organismes ou artistes de notre quartier ou arrondissement. Les spectacles ou expositions qui bénéficient d'une plus grande attention médiatique sont généralement proposés à des prix élevés.

J'ai également remarqué que mes amis se revendiquent de plus en plus défenseurs du commerce de proximité. J'ai alors pensé que la culture peut aussi entrer dans cette catégorie. Pourquoi un théâtre de quartier n'aurait pas autant d'attention qu'une coop ? M'inspirer des paniers fruits et légumes est venu comme une évidence. La mission des fermes lufa, en direct de la ferme et autres organisations peut être mise en parallèle avec celle que je défends à travers les paniers culturels : Démocratiser la culture en la rendant accessible à petits prix et proposer au public une offre diversifiée et locale. 


Sur le modèle des paniers de fuits et légumes, le panier culturel offre aux adhérents un contenu suprise composé de biens culturels pluridisciplinaires. Une fois par trimestre, le public est invité à commander un panier sur internet. Deux choix s'offrent à lui : Panier solo ou panier duo. 

Une fois le panier réservé, vient le temps de la récolte qui se fait lors d'une soirée de rencontre privilégiée entre les artistes et les adhérents. Un spectacle clotûre ce moment d'échange unique. 

Les adhérents repartent ensuite avec leurs paniers, l'utilisent et peuvent donner leurs avis sur le site. L'objectif est aussi de créer une communauté autour des paniers culturels. Sur le modèle du crowdsourcing (partage d'informations entre utilisateurs. Ex : Wikipédia, TripAdvisor, Yelp) la participation de la communauté est très importante pour, par exemple, repérer de nouveaux artistes ou spectacles, proposer des activités ou sorties en lien avec le contenu des paniers ou soumettre idées de spectacles pour les prochaines récoltes.

Le prix des paniers ne dépasse pas 40$ pour un panier solo. Une politique de prix pour étudiants et personnes sans emplois est à envisager. Les recettes sont reversées aux créateurs et organismes participant au panier.

Aucun engagement n'est nécessaire, le public peut commander le panier un trimestre à la fois.

Quelques exemples de biens culturels composant un panier : place de concert, un livre, invitation à une exposition, une illustration, etc.

Voici quelques partenaire envisagés : Théâtre la risée, galerie Artgang, librairie Paulines, boutique Tah-dah, Maisons de la culture, l'artothèque, revue Planche, la bastringue (café concert), pub Brouhaha (concerts, spectacles d'improvisation), le repaire des 100 talents, etc.


Montréal est une métropole culturelle active avec des événements, des lieux culturels et des artistes qui en font sa renommée. Ce rayonnement ne se reflète pas forcément dans le quotidien des citoyens qui peuvent avoir l’impression que la culture est destinée à un public en particulier. Cela s’explique par les prix pratiqués mais aussi l’emplacement des lieux culturels ou la programmation proposée. Les citoyens ne réalisent pas que la culture est partout autour d’eux et notamment dans leurs arrondissements.

Le projet des paniers culturels souhaite que les habitants de Rosemont-La Petite-Patrie bénéficient d’un accès à leur culture locale. Les objectifs sont de favoriser la participation citoyenne et de valoriser la vie culturelle de l’arrondissement en créant une communauté qui permettra aux citoyens de se sentir fier de leur lieu de vie, de revendiquer son dynamisme. La culture locale est un gage d’authenticité dont sont désireux les citoyens. Se reconnaitre dans ses artistes, ses organismes, provoque l’envie de les protéger et de les faire rayonner.

La culture participe à l’épanouissement d’une personne dans son milieu. Elle doit prendre une plus grande place dans la vie des gens et c'est cela qu'il faut mettre en valeur ce qui se fait au plus près d’eux.


 


Je suis très motivée pour développer le réseau des paniers culturels. Je pense que mes expériences en communication, marketing web, gestion de projets et organisation d'événements sont de grands atouts pour le mener à bien.

Par ailleurs, je travaille actuellement pour l'OSBL Culture pour tous, qui orchestre Les journées de la culture. Mon emploi me permets de comprendre les réalités des organismes culturels et des artistes, en plus de bénéficier d'un bon réseau.

Je suis une grande consommatrice de la culture. J'aime découvrir de nouveaux spectacles, expositions, artistes et je souhaite partager cette passion au plus grand nombre en développant les paniers culturels.

Concernant la création du site, indispensable pour la réussite du projet, je suis actuellement en contact avec un développeur web. 

 


De nombreuses études démontrent que la culture est un levier de développement économique et de création de richesses.

Le projet des paniers culturels cherche à proposer une nouvelle forme de diffusion qui profitera aux organismes et artistes locaux en leur donnant un accès à un nouveau public, en inscrivant leurs activités au sein d'une communauté de gens culturellement actifs et en trouvant une nouvelle source de revenu. La stimulation du milieu culturel local attira un nouveau public et augmentera les retombées économiques pour l'arrondissement.  

Le projet souhaite aussi favoriser la mutualisation entre les organismes et les artistes. Il souhaite aussi appuyer la rencontre entre les acteurs culturels, encourager l'entraide pour rejoindre le public le plus largement possible, développer le réseau et faire rayonner la culture dans l'arrondissement. Le projet participe à abattre les silots pour stimuler une économie de la créativité comme pivot de la richesse culturelle locale. 


Les défis sont mutiples :

  • Fédérer les organismes et artistes locaux autour du projet.
  • Bâtir une communauté.
  • Proposer des paniers culturels à des prix accessibles.
  • Faire connaître la marque "Les paniers culturels"
  • Gérer les stocks de biens culturels
  • Obtenir un soutien financement privé et/ou public

 

Le plus grand risque serait que le public n'embarque pas dans le projet, c'est pour cela qu'il faut que l'offre et les prix des paniers soient attrayant. Je pense que bâtir une communauté autour des paniers est une des clés du succès de ce projet. Une forte campagne de promotion locale doit l'accompagner pour créer une adhésion. Je pense ainsi créer une campagne de sociofinancement quand le projet sera plus avancé.


Je suis en contact avec le réseau de paniers culturels Kilti, basé en Europe, pour bénéficier d'un accompagnement et de leur expertise dans la création du réseau montréalais. 


Marianne Ferron

coordonnatrice - Culture pour tous

Frédéric Croix

Développeur Web - Designer

Patrick Lopez

Chargé de projet - Accès-Travail de Montréal

Marie-Eve Rioux

Étudiante en Psychologie communautaire

L' Est Innove en chiffres

Recevez en primeur les nouvelles de Mobilisons Montréal